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Contexte macroéconomique
En septembre dernier, nous écrivions que l’environnement était toujours favorable aux actifs risqués et qu’il plaidait pour une poursuite de la pentification des courbes de taux. Notre conclusion ne sera pas radicalement différente en ce début d’année.
Le momentum de croissance reste en effet toujours positif. Au cours des derniers mois, les prévisions de croissance des grandes zones économiques ont quasiment toutes été révisées à la hausse. Cela a été le cas notamment aux États-Unis (1,95% attendu en 2025 vs 1,5% en août) mais aussi en zone Euro (1,4% vs 1,1% en août). Les différents indicateurs avancés montrent une dynamique toujours forte sur les secteurs des services alors que les secteurs manufacturiers semblent être enfin sortis de la dépression post hausse des prix énergétiques.
Les politiques budgétaires restent de leur côté très expansionnistes. Le OneBigBeautifulBillActvoté en 2025 par l’administration Trump aura des effets positifs encore sur 2026 (remboursement d’impôts payés pour environ 100 milliards de dollars). Par ailleurs, il nous semble probable que de nouveaux stimulus fiscaux soient votés avant les midterms (élections de mi-mandat) : les fameux dividendes liés aux droits de douane dont Trump et Bessent ont déjà parlé. Si nous nous basons sur leurs déclarations, cela pourrait représenter plus de 300 milliards de dollars. En Europe aussi le support budgétaire devrait rester de mise, principalement via le plan de relance allemand sur l’infrastructure (500 milliards d'euros).
Côté monétaire, là encore, cela va plutôt dans le sens de politiques qui supporteront la croissance. Le chômage augmente outre-Atlantique, l’inflation semble sous contrôle et la pression de l’exécutif toujours aussi forte. La BCE est de son côté en pause et devrait le rester à horizon fin du 1er semestre. En zone Euro, la suite dépendra de l’évolution de l’inflation sur laquelle les risques à la baisse nous semblent supérieurs aux risques haussiers.
Côté microéconomique là aussi tout est bien orienté. Les valorisations sont certes élevées sur certains marchés, mais les bénéfices sont in fine liés à l’évolution de la croissance nominale et devraient, logiquement, continuer à être solides en 2026. Les dernières révisions sont d’ailleurs positives, en particulier aux États-Unis.
Tous les signaux semblent donc au vert en cette fin d’année mais il est toujours intéressant de réfléchir à ce qui pourrait infléchir cette dynamique. Ci-dessous quelques surprises possibles qui pourraient remettre en cause le scénario décrit précédemment :
- Une hausse du prix des matières premières énergétiques. Le consensus plaide aujourd’hui pour des prix qui restent très bas à horizon visible. Pourtant la hausse de la demande liée à la thématique IA est forte, la conjoncture plaide pour des prix soutenus et le positionnement est aujourd’hui très faible. Cela pourrait remettre en cause le scénario désinflationniste.
- Une résurgence du risque inflationniste, comme ce qu’il s’est passé en Australie au cours des derniers mois. Là encore, cela pourrait déstabiliser les marchés obligataires et mettre de la pression sur les primes de risques (spreads).
- Une baisse des anticipations bénéficiaires des acteurs du secteur technologique américain, avec une concurrence accrue aussi bien du côté software que hardware.