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Les actualités 

Réintroduire la nature en ville

29 juillet 2019

C’est bon pour la planète… et pour les citoyens !

L’agriculture urbaine et périurbaine est une forme émergente ou plutôt réémergente de pratiques agricoles effectuées en ville.
Ces activités (petits élevages, jardins, aquaculture...) ont toujours existé dans les villes ou à proximité pour des raisons pratiques d’approvisionnement alimentaire. Depuis l’antiquité, les villes ont ménagé des espaces d’habitation, d’artisanat (puis d’industrie) et d’agriculture. Si avec la croissance démographique, les champs ont progressivement disparu du centre des villes, des parcelles plus petites et de très nombreux jardins y occupent toujours une place significative. Le cycle court de production et le rendement au m² (un mètre carré de jardin peut fournir 20 kg de nourriture par an) justifient cette pratique.
Actuellement, à l’échelle de la planète, on assiste à un intérêt croissant des divers acteurs de la société pour les projets d’agriculture urbaine en tant que vecteur de transition écologique : alimentation durable, lien social et bien-être des populations, projets participatifs, éducation à l’environnement, paysages, etc.

C’est dans ce contexte que La Française a lancé en collaboration avec la société MUGO une étude visant à évaluer, sur un certain nombre d’actifs qu’elle gère pour le compte de ces SCPI, le potentiel de développement de la biodiversité à travers, entre autres, la mise en oeuvre de jardins d’agriculture urbaine.
Avec cette opération d’envergure, La Française souhaite réintroduire la nature en ville, dans le but de préserver la biodiversité et de faire en sorte que les villes soient à la fois vivables, pédagogiques et nourricières, et cela grâce au végétal.

La première l’opération pilote située à Puteaux sur le Campus AVISO (un ensemble immobilier de 18 000 m² de bureaux occupés par plus de 850 salariés) a récemment reçu la visite des membres de l’Observatoire de l’Immobilier Durable dont La Française REM est membre fondateur et à la Présidence depuis 2015.
Le site de Puteaux a été retenu grâce à une situation géographique favorable, à proximité de l’ile de Puteaux et du bois de Boulogne, et surtout grâce à la présence d’une surface de toiture déjà végétalisée sur un substrat de 70 cm de terre végétale.

Composé autrefois de pelouses sans intérêt et d’arbres ornementaux, cet espace était finalement peu attrayant et par conséquent peu fréquenté. « Quand on prend un projet, on voit l’état de l’existant, et le potentiel. Il n’y avait aucun usage sur les pelouses, une biodiversité réduite, pas de pédagogie avec les occupants et un entretien coûteux », a détaillé Antoine Guibourgé (Directeur de MUGO) lors de cette visite. « Le paysage se développe en ville, mais cela a un coût. Il faut que le projet soit réalisable et qu’il se maintienne dans le temps. Il fallait ici que l’entretien du nouveau site ne coûte pas plus cher que précédemment. Dans ces espaces urbains très minéraux, il s’agit dans un premier temps de créer un lieu propice au retour de la biodiversité, même de façon modeste, grâce à un jardin multifonctionnel dépassant la fonction ornementale ».

A Puteaux, les arbres au feuillage persistant ont été remplacés par des arbres au feuillage caduque et des fruitiers afin d’appuyer le retour de la microfaune du sol. Un arbre fruitier, en plus de donner des fruits comestibles, est mellifère (le pollen des fleurs est utilisé par les abeilles pour fabriquer du miel), sert de gîte pour les oiseaux, et constitue un lieu de rencontre pour les gourmands.
« Dès que l’on a pu remplacer les vivaces et les arbres ornementaux par des plantes comestibles en libre-service, on l’a fait », indique Antoine Guibourgé. Bourrache, sauge, thym, salades, framboisiers, groseillers et autres végétaux comestibles composent le jardin potager, dont une partie est entretenue de manière associative par les résidents qui souhaitent cultiver leurs propres plants. Le paillage de lin installé cet hiver pour protéger les jeunes plants du froid et maintenir l’humidité dans le sol a essaimé une multitude de graines qui donnent aujourd’hui de jolies plantes aux fleurs bleues, conservées parmi les autres plantes. La nature reprend ses droits ! Les 7 pensionnaires du poulailler font la joie, parmi les occupants du site, des amateurs d’oeufs bio qui apportent leurs boîtes à oeufs pour la distribution gratuite. Les poules sont nourries aux grains et aux « déchets verts ». Enfin, un peu à l’écart de ce jardin de cocagne, six ruches assureront une production de miel estimée de 10 à 20 kg par an.

Tout a été pensé comme une expérimentation, avec pour objectif de prouver la faisabilité d’une agriculture urbaine à Paris. L’étude préalable des sols a démontré qu’ils étaient compatibles avec une activité agricole raisonnée, grâce à l’absence de métaux lourds et de particules d’hydrocarbure, même si le quai de Dion Bouton en contre-bas est fortement fréquenté par le trafic automobile.
L’approche est celle d’un jardin circulaire : rien ne rentre (pas d’intrants chimiques), rien ne sort. Les « déchets » verts alimentent le compost tandis que l’eau de pluie est récupérée pour un arrosage réduit. En règle générale, un maraîcher doit disposer de 1 à 2 hectares en pleine terre pour vivre de son activité, à faible marge. Ce n’est donc pas ici un modèle productif. Pour le « premier printemps » de ce potager, inauguré il y a quelques mois seulement, il n’y a pas d’engagement formel sur des objectifs quantitatifs de production. Les estimations par an sont de l’ordre de 1 tonne de légumes, 145 kg de petits fruits en libre-service (framboises, cassis, groseilles), 800kg de pommes et poires, plus de 3 000 plantes aromatiques pour la production de tisanes (séchoir à disposition) et 1 500 pots de miel. Une terrasse en bois est installée au milieu du potager pour y installer un mini marché (par semaine ou par quinzaine) qui pourra être l’occasion de distribuer aux résidents les produits récoltés.

Un des principaux objectifs de cette initiative est de favoriser le confort et le bien-être des occupants ainsi que le lien social au sein même du campus. La création de ces 2 000m² de jardins maraîchers a été ainsi très bien reçue par les occupants. Dans sa conception, le jardin accueille différents espaces : potager participatif et pédagogique (l’entretien d’une partie du site est assuré par des occupants volontaires, organisés en micro-association d’une quarantaine d’adhérents, formés par Mugo à raison de quatre sessions par an), terrain de pétanque, terrasses en bois pour les évènements des résidents en extérieurs, installation de mobilier sur les pelouses propices à l’échange, aux repas entre collègues ou à la contemplation. Par ailleurs, le RIE s’inscrit aussi volontairement dans cette démarche, en organisant des évènements de convivialité au moment des repas à l’extérieur pour profiter du jardin.

Quels enseignements pour le secteur de l’immobilier ?

Une telle initiative ne peut être réalisable sans la conviction et l’élan du propriétaire. Si l’annonce et la présentation du projet ont suscité un réel engouement de la part des occupants du Campus, l’expérimentation requiert néanmoins de la prudence quant à son maintien dans le temps. « Un projet d’agriculture urbaine est à prendre avec beaucoup d’humilité », indique prudemment Gérard Degli Esposti, Directeur de l’ISR immobilier – La Française REM, et Président de l’OID. Mais aujourd’hui l’engouement est tel qu’il promet de belles années à ce jardin maraîcher.

Au-delà de l’impact de la nature sur le confort et le bien-être des citoyens, le retour de la production maraîchère en ville et la biodiversité qui l’accompagne (oiseaux, fleurs, fruits) est également une manière de valoriser des espaces souvent délaissés et peu fréquentés, et un bel exemple d’engagement sur des problématiques centrales très actuelles.

Dépassant l’opération de marketing qui est souvent et à juste titre mise en avant, l’agriculture urbaine exerce un pouvoir attractif sur les occupants en ce sens qu’elle représente un espace de bien-être physique et moral, mais également un lieu d’expérimentation, de pédagogie et de participation citoyenne autour de la biodiversité et de l’alimentation.

A Puteaux -les visiteurs de l’Observatoire de l’Immobilier Durable ont pu le vérifier- le jardin d’agriculture urbaine participe au développement du bien-être et au renforcement du lien social. Mais on peut également constater son rôle dans l’intégration du Campus dans le territoire comme en témoigne les nombreuses questions posées par le voisinage sur une possible et prochaine ouverture au public. Grâce à la ré-introduction de la nature en ville, parler d’intégration et de mixité sociale et urbaine lorsqu’on évoque l’immobilier tertiaire socialement responsable prend tout son sens.

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