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Pétrole : Outlook et conséquences ?

16 mai 2018

Le consensus en début d’année semblait assez clair avec un prix du baril de pétrole qui devait évoluer selon la majorité des banques d’investissement à l’intérieur d’une fourchette assez étroite, entre $50 et $65. Ces prévisions étaient en général étayées par les arguments suivants :

- D’une part l’Arabie Saoudite allait continuer à jouer le jeu d’une réduction de la production pour soutenir les prix en anticipation de l’introduction en bourse d’Aramco prévue à horizon 12-18 mois.

- Et d’autre part, toute hausse significative du prix du baril allait amener une augmentation de l’offre de pétrole de schiste américain, ce qui limiterait de facto le potentiel d’appréciation du baril.

Pourtant, le prix du baril de pétrole est en hausse continue depuis le début de l’année avec une progression de 20 % et un Brent qui dépasse les $77, soit un niveau bien supérieur aux prévisions de début d’année. Nous voyons plusieurs explications à cela. En premier lieu, il faut noter les révisions positives de la croissance mondiale depuis le début de l’année, ce qui a pour conséquence de faire remonter les prévisions de demande de pétrole. Il faut aussi noter que l’offre de pétrole de schiste américain est une offre de pétrole léger à faible densité, ce qui limite sa faculté à se substituer à une baisse de l’offre de pétrole en provenance de l’OPEC ; il est en effet plus cher à raffiner, demande plus d’investissements et offre un moins bon rendement que les pétroles plus lourds. Enfin, certains évènements spécifiques ont impacté des pays producteurs comme le Venezuela ou l’Angola, limitant l’offre de pétrole.

Ces raisons vont-elles disparaitre à court terme ? Nous serions tentés de répondre non et donc de penser que le prix du baril ne devrait pas refluer significativement à horizon quelques mois. Quelles sont les conséquences de ce prix du baril élevé ? La première est évidente avec une inflation attendue en hausse dans les mois qui viennent, ce qui conforte notre vue positive sur les points morts d’inflation. L’inflation américaine pourrait ainsi atteindre 3 % au cours du mois de juillet de cette année, ce qui serait une première depuis 2011. Une autre conséquence, moins immédiate, sera un effet négatif, à terme, sur la croissance mondiale, soit l’inverse de ce que nous avons connu après la forte baisse des prix de 2014 à 2016. Cela n’est toutefois pas immédiat et concerne, au plus tôt, l’année 2019.

Nous jugeons par ailleurs rassurante la stabilisation des indicateurs avancés macroéconomiques, ce qui confirme notre scénario d’une croissance mondiale proche des 4 %. Nous réduisons toutefois nos expositions actions après la hausse significative des marchés depuis 6 semaines. Nous conservons une vue haussière sur les taux européens et une vue positive sur les points morts d’inflation.

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