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Les actualités 

La fin du bull market ? sans doute pas

12 novembre 2018

L’accumulation de différents facteurs de stress a fini par provoquer un retournement de marché historiquement assez violent. Les marchés américains en particulier ont beaucoup souffert en octobre, le S&P 500 vivant ainsi son pire mois depuis septembre 2011 avec une baisse de près de - 7 %.

Les sujets d’inquiétude (potentiels ou réels) sont en effet nombreux aujourd’hui : la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le Brexit, l’Italie, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, la saison des résultats, le ralentissement chinois et européen…avec comme catalyseur une communication que nous jugeons maladroite de la part de la réserve fédérale américaine. Comme en février, la hausse rapide des taux américains semble en effet avoir été le déclencheur de cette correction.

Certains de ces risques apparaissent aujourd’hui comme réels : la croissance européenne et chinoise ou encore le devenir des problématiques politiques actuelles. Le marché a-t-il donc raison de s’inquiéter ? Oui, mais en partie uniquement.

Tout d’abord parce qu’il faut, selon nous, tempérer certaines de ces inquiétudes.

Une partie du ralentissement observé en Europe est en effet lié au secteur automobile allemand, ce qui ne devrait être que transitoire. La zone européenne va sans doute croitre à 1,8 % en 2018 ; c’est moins qu’attendu en début d’année mais cela reste au-dessus de sa croissance potentielle (estimée autour de 1,5 - 1,6 %).

La Chine ralentit, mais les autorités en sont pleinement conscientes et mettent en place depuis maintenant plusieurs mois des politiques d’assouplissement afin de soutenir la croissance, sur un schéma qui a des similitudes avec 2015-2016. Le "hard landing" chinois est une crainte récurrente des marchés depuis une dizaine d’années, à tort jusqu’ici. Est-ce pour cette fois-ci ? Nous n’en sommes pas convaincus.

Ensuite parce que le mois d’octobre a aussi vu quelques nouvelles positives :

  • Les agences de rating n’ont pas dégradé la notation de l’Italie en High Yield, ce qui devrait aider à stabiliser les taux italiens.
  • Les résultats des sociétés sont, il est vrai, en partie décevants en Europe mais ils sont encore une fois très bons aux Etats-Unis, sans craintes apparentes sur les résultats futurs.
  • Enfin, il nous semble que le ton adopté lors des discussions politiques actuelles (Brexit, Italie voire même Mr Trump) est légèrement moins véhément.

Les fortes baisses constatées au mois d’octobre proviennent aussi en partie d’un fort "deleveraging" de l’industrie, en particulier de l’industrie des fonds systématiques. Nous avons déjà écrit à ce sujet en février de cette année, le phénomène montre aujourd’hui certaines similarités.

La forte baisse de certains marchés nous semble donc aujourd’hui trop importante au regard de leurs fondamentaux. C’est le cas des actions américaines dont les valorisations sont aujourd’hui assez attractives ; c’est le cas aussi des points morts d’inflation qui ont souffert de la forte baisse du pétrole sur le mois.

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