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Taux VS risques inflationnistes

13 mars 2018

La volatilité sur les marchés actions a notamment été alimentée par de fortes craintes inflationnistes, mais la lecture de l’évolution du marché des obligations indexées sur l’inflation donne un message plus modéré.

En effet, dans le dernier mouvement de hausse des taux nominaux core qui a démarré début décembre, la hausse des taux réels bien plus que la hausse des anticipations d’inflation a soutenu ce mouvement. Les taux réels ont suivi les révisions à la hausse des perspectives de croissance. Les valorisations demeurent donc attractives sur les points morts d’inflation et leur rebond viendra de surprises à la hausse sur la publication des chiffres d’inflation, ce dont nous sommes convaincus cette année, aux Etats-Unis : en particulier, l’inflation sous-jacente, sur laquelle les attentes restent timides, devrait être tirée par le cycle économique. La courbe des points morts d’inflation demeure plate sur ces deux zones et la prime sur les maturités les plus longues nous semble toujours très faible au regard de la dynamique du cycle économique à l’oeuvre. Nous sommes donc positifs sur les points morts d’inflation US et euros et privilégions les maturités longues.

Le nouveau directeur de la Réserve fédérale américaine est entré en fonction et a d’ores et déjà affiché sa confiance sur le rythme d’inflation à venir. Des membres du Board de la FED, de plus en plus nombreux, évoquent ouvertement la nécessité d’un resserrement monétaire plus important. Et nous y croyons : la réforme fiscale votée en décembre s’est accompagnée de nouvelles mesures de dépenses budgétaires depuis le début de l’année et ces deux éléments, à intégrer par la FED, devraient soutenir la révision à la hausse de leur perspective de croissance du PIB pour 2018 ; l’inflation devrait accélérer tout comme l’inflation salariale au regard des tensions sur le marché du travail, autant de raisons pour normaliser un peu plus rapidement la politique monétaire. Les taux courts américains devraient donc continuer de se tendre. Toutefois, la FED, comme les autres banques centrales des principaux pays développés, sera attentive à toute remontée trop brutale des taux, susceptible de fragiliser la dynamique de croissance.

En zone euro, les taux réels demeurent très bas versus le reste du monde et au regard de la conjoncture : comme aux US, leur normalisation accompagnera la fin du QE de la BCE. Leur bas niveau les rend vulnérables à toute communication en ce sens de la BCE et aux évènements Outre-Atlantique.

La reconnexion des taux des pays coeur aux fondamentaux économiques demeure notre scénario central mais ne se fera pas en ligne droite !

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