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Les actualités 

Italie, Royaume-Uni, Etats-Unis... La rentrée est politique

11 octobre 2018

Comme prévu, mais il ne fallait pas être grand clerc pour cela, le mois de septembre n’a été qu’une succession de nouvelles politiques et il en sera très certainement de même pour le mois d’octobre.

Commençons par l’Italie. Malgré la bonne volonté de M. Tria et ses annonces d’un déficit budgétaire inférieur à 2 % du PIB, ce sont MM. Salvini et Di Maio qui ont eu gain de cause in fine, avec un déficit 2019 prévu à 2,4 %. Le chiffre en lui-même n’est pas si alarmant que cela, surtout au regard des déficits français ou espagnol, mais il est extrêmement fragile (hypothèses de croissance sans doute trop élevées) et ne permettra pas une stabilisation de la dette italienne.

Il est probable que la commission européenne s’offusque de ce dérapage, mais elle n’a finalement que peu de pouvoirs de sanctions réellement applicables. Le Président Mattarela, que l’on n’a pas entendu cet été, pourrait lui aussi s’inviter dans les discussions et s’appuyer sur les articles 81 et 97 (sur la soutenabilité de la dette) pour infléchir certaines positions mais cela semble difficile. Tous ces développements ne changent pas notre positionnement sur l’Italie : nous restons à l’écart tant que la situation politique ne sera pas éclaircie.

M. Trump a, lui, de son côté, renégocié les accords de l’Aléna (USMCA) sans que ceux-ci soient modifiés de manière substantielle, mais cela pourrait lui valoir quelques suffrages en vue des élections de mi-mandat. Ses menaces vis-à-vis de la Chine ont été mises en application avec une taxe de 10 % sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés ; le marché craignait un taux de 25 % de taxe (qui n’interviendra qu’en 2019) et les représailles chinoises sont pour le moment contenues (taxe sur 60 millards de dollars d’importations), raisons pour lesquelles les marchés n’ont quasiment pas réagi.

Les négociations concernant le Brexit restent difficiles, avec le rejet du plan "chequers" de la part des Européens. Il reste peu d’options viables pour Theresa May, même si elle arrive à trouver un accord avec les Européens (au prix d’importantes concessions), celui-ci aura en effet beaucoup de difficultés à être voté au Parlement. La piste d’un nouveau referendum, écartée il y a encore quelques semaines, ne semble plus si improbable aujourd’hui étant donné l’impasse politique actuelle.

Le monde émergent va, lui, en revanche un peu mieux, avec une banque centrale turque qui a enfin augmenté ses taux et une Argentine qui a obtenu suffisamment de garanties du FMI (50 mds + 7 mds) pour rassurer le marché. Tous les problèmes ne sont pas réglés, mais la situation s’est stabilisée.

Dans ce contexte hautement incertain et dominé ce mois-ci encore par des problématiques politiques, nous maintenons des paris limités : pas d’exposition à l’Italie, peu de positions vendeuses de taux "core" ou sur la sphère financière et expositions actions proches des indices. Nous maintenons un avis légèrement positif (mais sélectif) sur les émergents.

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