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Actualités 

La décarbonisation des portefeuilles s'impose dans la gestion d'actifs

13 juin 2017

Laurent Jacquier Laforge, Responsable de la gestion actions de La Française, est l'invité du Grand Débat d'Option Finance sur la décarbonisation des portefeuilles.

Portée par les obligations réglementaires des investisseurs institutionnels, la décarbonisation des portefeuilles prend une place de plus en plus importante dans la gestion d’actif. Et elle va bien au-delà de l’ajout d’un critère supplémentaire de sélection car les investisseurs institutionnels comme les gérants qui les servent en sont maintenant convaincus : la lutte contre le réchauffement climatique est "disruptive". Elle va conduire les spécialistes de l’investissement à revoir leur horizon d’investissement, à intégrer la notion d’impact et donc à ne plus privilégier une rentabilité financière à court terme. Une véritable révolution plébiscitée par les institutionnels qui s’engagent pour l’avenir de la planète.

Les participants à cette table ronde sont :

  • Laurent Jacquier Laforge, Responsable de la Gestion Actions de La Française
  • Philippe Desfossés, Directeur de l'ERAFP
  • Denis Lehman, Directeur des gestions d'Aviva Investors France
  • Bruno Fine, Président, Fondateur et Directeur de la gestion de Roche-Brune Asset Management
  • Pierre Georges, Directeur chez Standard & Poor's

 

La Française, l'ISR et la gestion bas carbone

La Française fait dialoguer responsabilité et stratégie. Anticipant et décryptant les grandes tendances avec pragmatisme et engagement, La Française privilégie dans ses choix d’investissement une approche de long terme qui prend en compte aujourd’hui les défis de demain. Elle a pour cela développé l’ISR via une approche propriétaire, la SAI – stratégie avancée d’investissement – qui allie critères financiers et recherche stratégique. Cette méthode innovante de sélection de valeurs s’inscrit dans la durabilité en intégrant, en plus des facteurs ESG, les deux critères supplémentaires que sont la capacité d’innovation et la réactivité des entreprises. Aujourd’hui, l’ensemble de la gestion actions de La Française est ISR. Avec l’ISR, La Française répond à l’appétence de ses clients pour des produits responsables sur des thématiques clairement identifiées. Ainsi, le fonds Zero Carbon propose une solution à des investisseurs qui souhaitent profiter des opportunités liées à la transition énergétique, tout en gérant les risques d’investissement liés à ces changements.

Décarbonisation : ce qu'il faut retenir

L’article 173 de la loi sur la transition énergétique impose un reporting aux investisseurs institutionnels sur leur gestion des risques liés au climat, et plus largement sur l’intégration de paramètres environnementaux et sociaux dans leur politique d’investissement. Rien que sur l’assurance vie, les encours sous gestion concernés sont faramineux. Mais ce changement est aussi majeur car il introduit une véritable rupture. Les investisseurs institutionnels comme les gérants qui les servent sont en effet convaincus que la lutte contre le réchauffement climatique est « disruptive ». Elle ne concernera donc pas une part marginale des portefeuilles, mais s’invitera dans l’ensemble des portefeuilles institutionnels. Elle va ainsi conduire les spécialistes de l’investissement à revoir leur horizon d’investissement, à intégrer la notion d’impact et donc à ne plus privilégier une rentabilité financière à court terme. Tous les participants à la Table ronde bas carbone ont en effet souligné la nécessité de sortir du diktat des reportings annuels car une gestion ISR et a fortiori à bas carbone doit s’appréhender sur le long terme. Autre évolution indispensable : les investisseurs institutionnels, les gérants, mais aussi les agences de notation ou encore les fournisseurs d’indice doivent s’entendre sur des normes de places – idéalement européennes – qui puissent permettre une certaine comparabilité entre les politiques d’investissement mises en oeuvre et leurs impacts réels sur l’environnement.

Si cette étape de normalisation est indispensable, elle ne remet pour autant pas en cause la capacité d’innovation des gérants. Et dans ce domaine, la lutte contre le réchauffement climatique les inspire. Ils sont ainsi nombreux à avoir pu isoler un facteur carbone qui agit comme une prime de risque sur les actions. De leur côté, les investisseurs institutionnels aussi souhaitent utiliser les nouvelles technologies afin d’être plus vertueux en matière d’environnement, mais aussi plus efficaces. C’est notamment ce qui a été fait à travers l’initiative lancée par ERAFP avec amLeague et Cedrus Asset Management. Au lieu de lancer un appel d’offres classique, le fonds de pension a demandé aux sociétés de gestion de montrer leur expertise sur la gestion à bas carbone en gérant un mandat virtuel sur la plateforme en notionnel. Une méthode gagnant/gagnant pour l’institutionnel et les sociétés de gestion. Pour le premier, il s’agit en effet d’être plus efficace et de tester véritablement les capacités des gérants et pour les seconds de montrer à l’ensemble des investisseurs potentiels leur savoir-faire.

Si ce mandat concerne une gestion actions, toutes les classes d’actifs peuvent être concernées par la gestion bas carbone et plus particulièrement l’immobilier et l’obligataire. Les spécialistes de l’immobilier ont en effet pu constater que les immeubles avec des écolabels responsables se louaient plus facilement et à des niveaux de loyer supérieurs que les autres types d’immeuble. Ils affichent donc un meilleur rendement. De même, le marché des «green bonds» représentait à fin 2016 quelque 190 milliards d’euros, contre 90 milliards en 2015. S’il constitue encore un segment de niche, sa croissance est exponentielle. De même, sa dynamique est très intéressante car il ne cesse de s’élargir en termes d’émetteurs, de zones géographiques, de classes d’actifs ou encore de qualité de notation. Autre changement : si les économies occidentales mènent encore le marché, les pays émergents ont fait une énorme percée récemment. Des évolutions à suivre.

 

> Pour retrouver l'intégralité de la table ronde, cliquez ici

> Cette article est également consultable sur le site OPTION FINANCE en cliquant ici

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